top of page

> Dernière mise à jour :

8 juin 2026 à 14:27:48

Napoli

/

Anders Petersen

[Valeria Parrella] “Parlant de sa relation avec Naples, Lea Vergine a dit un jour que  c’était la seule ville qui n’avait pas de ghetto. Remarquant  “pensez-vous qu’un Napolitain se soucie de savoir si vous êtes juif ou  quoi que ce soit d’autre ?”. Cette nonchalance à l’égard de l’autre, par  qui l’on veut être regardé, mais qui échappe toujours au jugement, est  ce que je trouve dans les clichés d’Anders Petersen. Une sorte de fuite  permanente, une capacité à ne parler que par fragments. Pourtant, on peut tout trouver dans ces fragments : il y a de l’ironie et de la  sensualité, et une sorte de noblesse ancienne, il y a de l’abandon à  l’œil de l’artiste, oui, mais jamais complètement. Il y a la confiance,  cependant. La confiance et le défi marchent toujours ensemble sur ces  chemins, dans un degré indéterminé : le sujet les fixe à chaque fois, ou  le photographe les trouve dans ce seul mouvement possible qui fonde une  relation, c’est-à-dire la rencontre.


Ces photographies naissent dans cet espace indéterminé, qui relève  plus de l’âme que de la topographie, à la croisée de l’imagination de  Petersen et de la réalité hyperbolique qu’il – ou mieux, que nous –  croisons. Ainsi, il nous la restitue de la seule manière dont elle peut  être restituée. Personne ne saura jamais comment façonner ce chaos, mais  nous pouvons, par nos yeux observateurs, à la fois nous l’approprier et  en faire partie, tout en sachant qu’il va muter, nous échapper, se  trahir, et que ce que nous voyons ne sera vrai qu’à l’instant même où il  s’est produit. Jamais auparavant je n’avais pu retrouver, comme dans  cette œuvre d’un homme si éloigné par ses origines de la culture  méditerranéenne, les mots utilisés par Fabrizia Ramondino dans sa  biographie Star di casa de 1991 : “Naples, où il est si  difficile de vivre et si tentant de partir, qui est si difficile à  abandonner et qui oblige toujours à revenir, devient, plus que tout  autre, le lieu emblématique de la condition humaine générale de notre  époque : se retrouver sur une planète inhabitable et pourtant savoir que  c’est la seule que l’on puisse appeler pour l’instant sa maison.”

  • Le site d'Anders Petersen >

  • Les Editions L'Artiere >

  • L'interview (en anglais) d'Anders Petersen > 

  • La vidéo du livre >

  • La vidéo de l'exposition à la Galerie Spot Home à Naples >

  • Numéro / Exemplaires :

1000 ex

  • Année de l'édition et n° :

2023/1

  • Disponibilité éditeur :

Disponible

  • Consultation :

Sur demande *

  • Rangement Bibliothèque :

  • Rangement Réserve :

PET#1

  • Traduction texte par IA :

TRAdoc_0000_Picto Téléchargement-100px.png
  • Tags :

Editions L'Artière, Galerie Spot Home

* consultation des livres "sur demande" réservés aux Amis de la Bibliotheque des Hautes Lumières

ouverte à tous, la bibliothèque des hautes lumières est animée par l'association Emulsion et le Minimistan
bottom of page